Aschenblume

Basic information

Composer Lanza, Mauro
Duration 21 min.
Year of composition 2002
First performance (year)
First performance (venue)
First performance (performers)
Submitter court-circuit
Publisher
Type
Thematic tags
Conductor Obligatory
Soloist(s) ,

Instruments

Musicians 1st player 2nd player
Violin1
Viola1
Cello1
Double-bass14-string
Flute 1
C
Piccolo
Clarinet 1
B-flat
Musicians Instruments
Percussion 2
Crotales
Glockenspiel
Vibraphone (C3)
Bass Drum
Tom-Toms
Wood Blocks
Other
Keyboard 1
Piano
Other instruments and playing techniques
2 bongos, 3 congas, 9 cow bells, 3 Thai gongs, 1 plastic tube, guiro, anvil, whistle
Equipment
Sound electronics
Visuals

Notes

Programme notes

Aschenblume est l’histoire d’une parabole existentielle, ou plutôt de la fin de cette parabole, de sa descente finale. Protagoniste de cette histoire est la situation musicale plusieurs fois répétée au début de la pièce (une sorte d’ostinato rythmique se figeant graduellement en un accord tenu). Sa propriété première est la durée. Si durer signifie une capacité à évoluer, à produire du neuf, cette situation musicale initiale, qui, avant même d’être déclinée est intrinsèquement en mouvement, constitue presque une métaphore du durer et contient en elle ce qui sera son voyage futur, son aventure. Le protagoniste subira au cours de la pièce plusieurs métamorphoses engendrant des situations qui s’éloignent de plus en plus de celle du départ. Simultanément, un processus d’érosion progressive en réduira graduellement la durée. Ce qui, au début de l’œuvre, pouvait être perçu comme une section, deviendra à la fin à peine plus qu’un grain de sable, un atome dépouillé de ses propriétés qualitatives, rendant vain le processus de progressive différentiation qui avait eu lieu jusque-là. Selon le projet originaire, ces atomes auraient dû coalescer en molécules constitutives d’un nouveau protagoniste. Ce dernier aurait dû connaître le sort de son prédécesseur, donnant naissance à une forme cyclique, ou aurait pu, tout aussi bien, de par sa nature même, s’avérer imperméable au changement, achevant ainsi la pièce en une répétitivité statique. Aucune de ces deux hypothèses ne s’est vérifiée: à la phase de désagrégation ne succède aucune construction. Les fragments résiduels n’enfantent en s’agrégeant qu’un point de non-retour, une pulsation violente et primaire s’achevant brusquement tel un cri interrompu. “Aschenblume” (mot allemand issu d’un poème de Paul Celan) est le nom qui est donné parfois à la cendre qui a pris une forme de fleur en se déposant. Cette pièce est une commande de l’Etat et de l’ensemble Court-Circuit. Elle est dédiée à la mémoire de Gérard Grisey.

Technical specs
Additional notes